Le Défenseur des droits et son adjointe ont publié cette semaine leur deuxième rapport à l’attention du Comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations Unies, sur le respect par la France de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

Ce document attire notre attention sur le fait que « les quatre principes fondamentaux consacrés par la CIDE continuent à être imparfaitement mis en œuvre dans notre pays. En particulier, l’intérêt supérieur de l’enfant, consacré à l’article 3, n’est pas encore le principe d’interprétation et la source d’arbitrage qu’il devrait être au regard des stipulations de la Convention, et encore moins une considération primordiale dans les décisions qui vont influer sur la vie de l’enfant. » C’est un constat que je partage moi-même face à certaines décisions judiciaires qui font trop souvent passer l’intérêt des adultes au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant, et ce en contradiction avec la loi de 2016 élaborée par Laurence Rossignol et à laquelle j’ai pu participer.

Le rapport met aussi en exergue qu’en « dépit des recommandations récurrentes du Défenseur des droits à ce sujet, la formation des professionnels de l’enfance aux droits et aux besoins fondamentaux des enfants n’avance que très lentement ». C’est un point essentiel car si les adultes ne sont pas capables de repérer et alerter sur le mal être d’un enfant ou d’un jeune, les services de protection de l’enfance ne peuvent pas agir. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé dès 2018 à ce que la direction de la protection de l’enfance et de la jeunesse du Val-de-Marne se donne pour priorité de former un maximum de professionnels sur notre territoire. Cela s’est traduit par la formation de toutes les assistantes sociales de l’éducation nationale, ainsi que d’autres professionnels au contact des enfants sur le terrain.

Vous pouvez retrouver ici le rapport du défenseur des droits dans son intégralité.